Diaspora*


Rédigé par Gregroy le 2 commentairese

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Ah les réseaux sociaux... Toute une histoire. Je n'ai pas connu IRC. Par contre j'ai connu caramail et msn... si on peut considérer ça comme des réseaux sociaux !

Facebook, Twitter, Google+, Pinterest, Pearltrees, Jolicloud,... je les ai tous testé. Entre les usines à gaz, les trucs incompréhensibles, les sites à spam/pub, on a l'embarras du choix. Le seul que j'utilise encore un peu c'est Google+ parce qu'on peut suivre des gens intéressants et pas seulement des personnes qui prennent en photos leur gosse ou leur chat 20 fois par jour.

Par conviction ? ennui ? curiosité ? tout ce qui touche au "libre" m'interesse. Alors forcemment si un réseau social existe et se base sur le "libre" il faut que j'aille voir ça : Diaspora*.

Créé en 2010 par 4 gars qui pensaient faire un petit réseau tranquillou en le finançant via crowfunding, ils se sont vite aperçu de l'interet suscité par leur projet. Ayant largement explosé leur seuil de financement ils en ont même abandonné leur étude pour se consacrer à ce projet. Depuis ils ont arrêté de participer à Diaspora* (l'un des 4 étant décédé). Heureusement quelques personnes ont repris le réseau social en main. Cela a pu être possible car le code source de Diaspora* est ouvert et disponible sur Github.

En quoi Diaspora+ est-il différent des autres réseaux sociaux ?

Dans son utilisation courante, il s'apparente pas mal à Google+. On peut créer des "Aspects" (les cercles de Google+) pour y ranger les personnes que l'on suit (un aspect Famille, un aspect Ami, un aspect cul science, ...). Ensuite on partage avec qui l'on veut : en mode public, en mode privé avec quelque personne, avec un aspect en particuler. Bref on contrôle ce que l'on fait.

Ensuite comme Google+, comme Twitter il y a l'utilisation des #Hashtags (ou devrais-je dire mot-dièse). On peut suivre des tags. Par exemple si vous suivez le tag #pointdecroix vous verrez tout les posts publics des personnes qui ont ajouté #pointdecroix dans leur message.

Diaspora* est libre. Son code source est ouvert.

Mais surtout : Diaspora* est décentralisé. Vous ne vous connectez pas à Diaspora* comme vous vous connectez à Facebook. Ici il n'y a pas un seul site disponible pour accéder au réseau social. Il y en a une multitude : ce sont les pods. Comme le code source est libre chacun peut installer son propre pod sur un serveur. On pourrait imaginer un pod Ladmasma-diaspora par exemple.

A quoi ça sert d'avoir plusieurs pod ? Vous vous souvenez des épisodes où Facebook était hors ligne pendant 48 heures et les gens ont du parler aux autres gens pour de vrai ? C'était affreux. Ici si un pod passe hors ligne et bien le réseau continu d'exister à travers tout les autres pods. Chaque pod est administré par celui qui héberge le pod.

Mais encore .... ?

Que dire d'autre ? Diaspora* est libre, décentralisé, pas de pub (mais de petit appel au don de temps à autre). Diaspora* c'est une communauté ouverte. Vos données personnelles sont entre les mains de l'administrateur de votre pod, avantage ou inconvénient par rapport à une grosse multinationale ? A vous de voir.

Un pseudo, une adresse mail (même poubelle genre spamgourmet), un mot de passe et ça roule.

Mais c'est désert !!!

Diaspora* n'a pas vocation a rattrappé Facebook et ses trouzmilliards d'utilisateurs. Google+ aussi se fait appeller "ville fantôme" par les personnes qui ne savant pas l'utiliser. Pourtant quand on se donne la peine de chercher on y trouve plein de personnes interessantes ! Certes Diaspora* est assez axé geek/libriste de par son histoire mais il se démocratise de plus en plus. Après c'est aussi à vous d'y amener vos contacts ! (vous l'avez bien fait pour Facebook il y a 10 ans).

Comment y accéde-t-on ?

il suffit de choisir son pod et de s'y inscrire. Il existe deux gros pods français : diaspora-fr.org et framasphere.org. Je vous conseille le deuxième, la réputation de Framasoft n'étant plus à faire. Le premier testant des versions bêta de Diaspora il n'est pas toujours très stable.

Pour vous inscrire : c'est par ici ! wink




DClassé dans : Article ,Mots clés : réseaux sociaux, diaspora, libre


2 commentaires

Forest a dit : #1

L'idée ne fait pas le moine.

Question réseau social, le côté purement technique est caduque. Les gens ont Facebook, avec tous leurs contacts dedans, ils sont comme n'importe quel utilisateur disposant d'un système qui fonctionne : ils n'ont pas envie de changer (et ils ont bien raison, puisque ça fonctionne).

Alors qu'importe le fonctionnement en "pods" auquel les néophytes ne vont rien comprendre, qu'importent les "Aspects" qui théorisent à l'extrême ce qui pourrait être simple : des groupes d'utilisateurs. Les gens n'ont pas besoin de ces nouveaux concepts qu'on ne peut pas comprendre sans se les être faits expliquer. Facebook est là, c'est le réseau social généraliste, il est en place, il fonctionne, personne n'a réellement envie de le remplacer.

Il reste toutefois de la place pour de nouveaux réseaux sociaux, mais uniquement pour des réseaux sociaux spécialisés (métiers, loisirs, emplacement géographique). Et ces derniers ne pourront jamais concurrencer Facebook (Google en sait quelque chose), du moins jusqu'à ce que quelqu'un trouve l'idée géniale qui rendra Facebook obsolète.

Tout ça pour dire : le type qui a créé le logo de Diaspora a aussi bossé pour Celio.

Gregroy a dit : #2

Et oui...

C'est malheureusement vrai tout ce que tu dis là.

Par contre je ne suis pas d'accord pour Google+. Ça marche très bien. Certes il n'atteindra jamais le nombre d'utilisateur de Facebook mais il n'a pas non plus le même usage. Là où Facebook te sert plus à suivre la famille et les amis, Google+ sert plus à suivre des personnes que tu ne connais pas mais qui apporte quelque chose (photographe, dessinateurs, libristes, veilleurs en tout genre, scientifiques,...).

Bref pour moi Google+ et Facebook ne se font pas vraiment concurrence. Ils ne servent pas à la même chose.

PS : j'avais pas fait le rapprochement avec Celio


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